Des interventions psychothérapeutiques fondées empiriquement

Notre équipe propose des traitements psychologiques spécialisés. Ces interventions cliniques partent de l'identification des facteurs d'apparition et de maintien des difficultés propres à chaque personne, en tenant compte de son contexte de vie particulier, actuel et passé.

Ce travail commence lors du bilan initial d'évaluation et se poursuit tout au long de la thérapie. Il sert à comprendre (« conceptualiser » ou « modéliser ») les causes des problèmes psychologiques qui amènent la personne ou son entourage à consulter. En collaboration avec la personne qui consulte, le thérapeute cherche les processus psychologiques spécifiques qui sous-tendent ses problèmes psychologiques (anxiété, dépression, obsessions-compulsions, abus d'alcool, hyperactivité, problèmes de communication...).

Ces processus psychologiques dysfonctionnels sont intra-individuels et/ou interpersonnels/relationnels.

Parmi les processus intra-individuels, citons :

  1. les « évitements expérientiels » : la tendance à éviter les expériences désagréables comme des souvenirs pénibles, l'angoisse, la tristesse, la douleur physique, ...
    Ces évitements peuvent s'observer à travers des comportements externes (fuite, vérification, demande de réassurance, procrastination, perfectionnisme, hyperactivité, ...) ou des comportements internes (« évitements cognitifs ») comme la rumination mentale, la suppression de la pensée,...
  2. les « dysfonctionnements cognitifs » :
    • les « biais cognitifs » : attention sélective (par ex., la détection automatique d'une menace comme une araignée chez un phobique ou d'un visage fermé chez un timide) ; mémoire sélective (par ex., des souvenirs d'épisodes de vie douloureux chez un dépressif) ; erreurs de jugement/évaluation (par ex., la dramatisation de sensations normales chez un hypocondriaque).
    • les « déficits cognitifs » comme des déficits d'inhibition par ex., en cas de comportements impulsifs.
  3. les « facteurs méta-cognitifs » : les croyances sur soi, les autres, le monde ; l'estime de soi ; la confiance en soi (le « sentiment d'efficacité personnelle ») ; la représentation de son corps (« image corporelle »).

Parmi les processus interpersonnels/relationnels, citons des modes de réaction comme la soumission, le retrait social, l'agression ; les modes de communication et de résolution de problèmes relationnels ; le soutien social,...

Au cours de la thérapie (en séances et entre les séances thérapeutiques), le thérapeute aide la personne à modifier ses processus psychologiques dysfonctionnels dans le sens d'une meilleure régulation de ses émotions, modes de pensée (« cognitions ») et comportements. Cette adaptation psychologique plus fonctionnelle (« flexibilité psychologique ») améliore le bien-être de la personne.

Notre équipe utilise des interventions basées sur les connaissances et pratiques psychologiques les plus actuelles. Ces interventions (stratégies et techniques) se veulent pragmatiques et efficaces, tout en préservant la qualité de la relation entre la personne et son thérapeute. Elles reposent sur des théories psychologiques qui expliquent les problèmes (par ex., le rôle négatif des ruminations mentales analytiques dans la dépression) ainsi que leur traitement efficace (par ex., la « pleine conscience » (observation et acceptation) des pensées et affects dépressifs, combinée à de l' « activation comportementale » c.-à-d. une lutte progressive contre l'inactivité, l'isolement, la procrastination, ...). Elles sont appliquées par des psychologues formés à l'évaluation et à l'intervention psychologique fondées empiriquement.